Extra 330sc Graupner (part 2 essais en vol)

Pour ces premiers essais, l’appareil est centré à 95mm soit 5 mm plus arriere que les préconisations Graupner, je n’ai pas souhaité rajouter de plomb pensant que 5mm ne jouerait pas trop.

A noter que l’accu est dans ma poche depuis 30 minutes pour des performances correctes, la température ambiante de ce mois de janvier frôle les 7°C.

1er décollage

Alignement, dernier contrôle des débattements (rien à l’envers..) on accélère et on corrige à la dérive le couple moteur qui embarque l’avion à gauche plus facilement avec un train classique qu’un tricycle. 10m plus tard, l’extra est en l’air on peut réduire les gaz à 50%.

Premières impressions, trop vif, trop de débattement profondeur et ailerons, merci le dual rate. L’Extra vole à 70kmh en croisière et n’excède pas 120 kmh plein pot. Il grimpe verticalement et en illimité.

La visualisation du modèle est difficile, on pourrait lui adjoindre 2 bandes noires à l’intrados plutôt que la deco jaune LeKi que j’ai collée.

1er réglages :

Vérification centrage, plein gaz on grimpe sous une pente à 100% (45°) sur le dos et on lâche la profondeur.. il continue a monter donc trop arrière, je m’en doutais un peu car il n’avait besoin d’aucune correction en vol dos, un vrai f3p ! Le centrage doit être à 90mm comme indiqué sur la notice.

La réaction en tangage est désagréable, la profondeur est amplifiée à grande vitesse lors des ressources a l’insu de mon plein gré..La souplesse du volet de profondeur suivant la découpe option 3D en est la cause. J’ai un peu l’impression d’avoir donné de la confiture aux cochons avec les servos FLS 80 métal. Autant le rigidité de la cellule est digne d’un modèle fibre bois, autant la souplesse intrinsèque des gouvernes en mousse mériterait une modif surtout sur le grand volet de profondeur.

Pour preuve les efforts sur la charnière mousse ont fini par la déchirer aux extrémités a proximité des compensateurs après quelques vols et absence de chocs.

Voltige de base :

boucle facile , vol dos nécessitant une correction de 2-3mm (centrage 90), renversement c’est la routine grâce à une dérive efficace, déclenché violent qui s’arrête dés le lâché de manche tant en positif qu’en négatif, la vrille facile mais s’arette ¼ de tour après.

Le vol tranche nécessite une grosse dose de dérive et une correction à la profondeur pour tenir la ligne droite. Le modèle est maquette avec un petit bras de levier arrière, gros volume de stab mais il n’est pas neutre sur ses axes. Graupner a privilégié l’aspect maquette aux capacités voltige.

La légèreté de la cellule entraine une inertie faible et l’effet aerofrein du disque hélice n’est pas négligeable, le modèle se freine beaucoup en descente dans les boucles si on coupe totalement le moteur. Une astuce consiste à programmer par interrupteur 10% de gaz manche à 0 comme en indoor pour ralentir dans les descentes.

Le couple moteur a des effets parasites, la variation de 50 à 100% des gaz entraine un léger couple cabreur. Effet que l’on a du mal a corriger car le support moteur est collé et ne prévoit aucun réglages facilement, un peu de piqueur ne serait pas de trop au risque de gacher le bon ajustement cône fuselage.

L’autonomie est de l’ordre de 10 minutes de vol en voltige coulée avec un 3s 2400mah, on oublie le 3d, la motorisation est insuffisante, il manque 200 w…

Atterrissage :

Un chapitre complet pour le sujet ? Oui, car même si on oublie l’attero dans l’herbe pour cause de carénages mousses jolis mais fragiles, l’atterissage sur piste nous a réservé des surprises. Une approche relativement plate a vitesse réduite au moteur, c’est pas une bonne idée. A la coupure gaz l’appareil remonte (???) et se freine en 1-2 secondes au risque de décrocher… et sur une piste béton cela fait le jeu des marchands d’hélices !

Apres des dizaines d’atterrissages, voilà ma technique, sans vent, la finale se fait sous une pente rectiligne de 30° moteur 10-20% de gaz, on coupe le moteur à l’arrondi que l’on fait doucement…au dernier moment à 20cm sol… si vous arrondissez trop tôt et trop haut n’espérez pas continuer la séquence d’atterrissage, remise de gaz immédiate et on recommence le circuit sinon décrochage (a plat) assuré. Si le vent est présent, même technique sous une pente plus forte. Il ne faut pas le ralentir et pas jouer sur les gaz en finale. Pour le grandeur c’est pareil ?

Le train arrondi est joli et surement conforme à l’original mais il manque de rigidité, la moindre erreur, il s’affaisse et l’hélice touche, elle passe de l’origine 12×6 à 11×6..voire moins.

le moteur est a zero, pas de couple piqueur.

Réglages affinés et petites modifs entre amis

J’ai modifié ma gouverne de profondeur en supprimant les compensateurs pour en revenir a une gouverne droite, plus rigide. Le vol est transformé a grande vitesse.

apres modif, le volet de profondeur voit sa surface reduite

Centrage 90mm du BA

débattements profondeur (volet classique) +/- 30°

débattement ailerons +/-25° max

débattement dérive +/-40°

J’ai fabriqué un nouveau train en cap 3mm moins courbe et plus résistant. Il pourra être habillé par la mousse et carénage origine. Elle est suffisamment souple pour s’adapter a cette nouvelle géométrie.

Points +

  • Qualité de fabrication des mousses et des ajustages (du vrai Graupner)
  • agreable aspect maquette
  • rigidité cellule (aile fuselage)
  • facilité de mise en œuvre
  • qualité de conception, accessoires, motorisation, cone,  helice, roues, roulette etc
  • prix raisonnable des pièces d’usure… (carénage train)
  • qualités de vol correctes pour de la voltige classique
  • equipement du combo  performant (trop ?) et fiable (servos, controleur, accu)

Points –

  • Rigidité insuffisante de la gouverne profondeur (ajout plat carbone conseillé)
  • Souplesse et fragilité du train (carenages)
  • La décoration fournie ne facilite pas la visualisation en vol
  • Comportement basse vitesse sensible malgré une charge alaire faible
  • absence de reglages couple moteur

Synthèse (apres 20 vols)

L’Extra 330Sc Graupner est une première réalisation mousse d’un modèle acrobatique. La motorisation fournie est parfaite pour une application voltige classique. Il s’adresse au pilote intermédiaire qui souhaite voler rapidement et progresser en voltige académique. Ce n’est pas parce que c’est une mousse qu’il pardonne tout. Il faut un peu de sérieux pour soigner ses phases d’approche.

Bons vols

MD

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Rappel de la méthode de Test MD  :

La part 1 du test porte sur la construction du modèle en suivant scrupuleusement les indications du fabricant. Si je remarque une aberration dans l’assemblage ou un une erreur manifeste, j’effectue les modifs indispensables qui vous sont alors signifiées dans l’article.
La part 2 porte sur les premiers essais en vol, sur l’eau, les rigolos diront sous l’eau ou sous terre… dans les conditions météo du moment. je publierai un tableau de synthèse point positifs, points négatifs à l’issue des premiers vols et des premières impressions.
La part 3 est rédigée bien plus tard quand le modèle a évolué dans différentes conditions météo, est passé dans plusieurs mains et a volé une vingtaine d’heures. On vous fera remonter notre expérience terrain. J’en profiterai pour vous faire part de toutes les modifications visant à fiabiliser -si besoin était- le modèle.  Cette dernière partie  présentera un tableau de synthèse mis à jour.

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