CRACK WING RC Factory essais en vol part 2 (maj janvier 2014)

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Essais en vol

ici vous avez les images de la version 100% combo MilleniumRc  2 axes:

L’appareil est réglé aux débattements max prévus par les découpes, c’est a dire +/-45°. A noter qu’en mode elevon, le débattement profondeur seul est de 50% de la course totale, le reste est pour la fonction aileron.

NOTA : Selon votre radio, essayez de régler les débattements max soit 125 ou 150% par programmation pour ensuite positionner les tringleries dans les bons trous des palonniers servos et gouvernes. C’est ainsi que vous aurez le maximum de précision pour le jeu mécanique incompressible du servo ou des tringleries.

 Centrage selon notice. Avec le combo Millenium, aucune masse a ajouter.

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Configuration

motorisé avec un moteur type 1805 et kv 2200 + accu 2s 300mah le modèle pèse 104gr prêt au décollage, la CRACK WING est sur-motorisée. Et c’est très bien ainsi ! L’autonomie atteint 10 minutes en vol mi gaz, sans figures ascensionnelles importantes. En vol nerveux, on peut compter sur 7 minutes environ (temp ambiante 20°c).

 Décollage

1ere solution, c’est le plus spectaculaire, on pose l’aile verticalement sur son bord de fuite. A la mise de gaz, la CRACK WING décolle verticalement comme une fusée et peut continuer ainsi a perte de vue. La vitesse ascensionnelle est proche de la vitesse horizontale soit 10m par seconde..Le bruit est présent malgré l’epp composant la cellule, le kv de 2200 et la proximité de l’hélice et la structure expliquent cela.

2eme solution, on peut la jouer plus soft en dosant les gaz pour un décollage vertical au ralenti 1m par seconde ? Cela demande un peu d’entrainement, attention au couple bien présent qui embarque l’aile sur la gauche.

3eme solution, on lance la CRACK WING par le bord d’attaque main droite comme un freesbee.

Le jeu est de la rattraper à la main, c’est assez facile (meme si l’absence de commande en lacet ne facilite pas les choses) et sans risque, le modèle est souple, l’hélice loin des doigts, et l’absence de parties « dures » au bord d’attaque est très sécurisant.

Le vol peut être aussi lent qu’un Progress en jouant des gaz mais c’est pas là qu’elle est la plus à l’aise. Elle atteint les 45 kmh, plus rapide qu’un GeeBee EIM, et demande un peu plus de place pour évoluer. La CRACK WING vole en extérieur avec un vent de 5kmh, après, elle commence a se faire chahuter.

Plage de vitesse

Plein gaz on atteint 50kmh environ, mais on peut la relentir tres fortement en volant avec une incidence de pres de 45°, manche au ventre ! la crack wing vole alors au second regime entre 5 a 10 kmh et reste controlable aux ailerons. La figure est tres inhabituelle pour une aile volante. La charge alaire faible est la responsable.

Coté figures

 C’est un indoor pour le spectacle, le combat ou la course, pas un voltigeur car sans dérive, les figures sont forcement limitées.

Vol dos : correction soutenue, car le profil autostable donné par les ailerons relevés se retrouve « inversé ». Je vous rappelle que l’on centre un modèle indoor comme un modèle de f3A : mise de gaz, montée à 45°, on passe sur le dos et on regarde si la trajectoire s’infléchit vers le bas ou pas. Si on cherche la neutralité absolue, la trajectoire doit rester rectiligne, il continue alors a grimper à 45°. Si le modèle augmente sa pente de montée, le centrage est trop arrière, il faut alors positionner l’accu de propulsion en avant (il faudra alors découper la mousse) et l’inverse si le modelé redescend vers le sol durant sa grimpette à 45°.

Les boucles : droite ou inversées peuvent se réaliser en 5m de diamètre. Elles désaxent un peu malgré une géométrie orthogonale vérifiée.Peut être revoir le calage moteur ?

Les Tonneaux rapides : c’est forcement cela en indoor ! Elle avance cette aile..

Tonneaux lents : en indoor on oublie, et dehors la barrique est bien là..

Tonneaux à facettes : heu… on oublie

Renversement, déclenchés, vrille, vol tranche : sans dérive…. ?

 J’ai oublié quelque chose ?

Ah oui ! elle plane un peu, une finesse de 5 est bien le maximum. Elle a tendance à engager sur l’aile a basse vitesse. Noubliez pas que l’efficacité des gouvernes est liée au flux d’air, un coup de gaz permet de redonner du mordant. En descente verticale, la vitesse se stabilise tres vite à 20/25 kmh, l’hélice est un aérofrein efficace pour peu que vous ayez désactivé le frein de l’esc.

 Pour qui la CRACK WING ?

  1. Pour un modéliste capable d’assembler ce tas de mousse correctement. Le constructeur a mâché le travail par des ajustages précis. L’assemblage est très rapide.
  2. Tout pilote familier d’un Progress ou d’un polyclub pourrait aborder ce modèle, réduisez alors les débattements (+/- 30°max) dans un premier temps.
  3. Pour tout pilote souhaitant assurer le spectacle, les décollages sont inhabituels, le bruit impressionne, l’étendue des vitesses de vol est intéressante.
  4. Et puis pour le combat ! C’est quand même pour cela qu’elle a été conçue. Mais il faut être a armes égales. A vous de convaincre vos copains d’en acquérir..

Synthèse :

Points +

  • fabrication Européenne et conception remarquable RC Factory oblige
  • originalité du modèle, sans concurrence actuellement
  • l’epp… pour des contacts terrestres sans trop de risques
  • moins de 30 euros, prix cadeau avec un accastillage complet et de qualité
  • qualités de vol spectaculaires et inhabituelles, plage de vitesse tres importante
  • design original et variété des deco disponibles (6 couleurs)

Points –

  • je sais pas… peut être l’absence de déco sur les dérives ?

Modifications améliorations :

Durabilité :

Le fait d’avoir un moteur central et pas de train d’atterrissage peut inquiéter pour la durée de vie de l’hélice en cas d’atterrissage. On ne la rattrape pas toujours a la main. L’hélice est montée sur un propsaver elle est censée se déboiter ou se déplacer en cas de choc. Tres bien mais elle va en profiter pour aller grignoter la mousse a proximité.. Bref il faut absolument doubler le joint torique pour limiter au maximum sans pour autant empêcher le déplacement de l’hélice en cas de gros choc.

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Au cas ou, on ajoutera 4 bandes d’adhésif armé (voir photo) de 50mm de large et 50mm de long (contrairement a la photo ci-dessus, car il faut que l’adhesif recouvre le longeron bois dessus intrados et extrados)  sur les bords du passage d’hélice. J’ai testé des bandes de carbone de 3x1mm, ce n’est pas efficace, trop rigide, cela protège la mousse mais abime le bord d’attaque de l’hélice en cas de déboitement. L’adhésif amortit les chocs. Pour accroitre son adhésion on le repasse au fer (température de l’oracover 80°C environ)

Fiabilité :

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Comme tout assemblage mecanique, ce qui est vissé peut se dévisser.. on assure donc PAR PRINCIPE les vis par une colle définitive (frein filet fort) ou amovible (frein filet moyen ou faible). En résumé on met le vernis a ongles de madame partout ! Et plus précisément sur les vis de fixation moteur, les 2 vis du prop saver et les vis des palonniers servo. 

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Sur la photo ci dessus, on aperçoit le vernis sur la vis de blocage de la tringlerie. C’est bien… et bien non , cela ne suffit pas, j’ai perdu en vol une tringlerie car la vis n’a pas bougé mais c’est le minuscule clip qui maintient le domino sur le palonnier qui a pris la poudre d’escampette ! Pourtant ce type de clip est autoblocant. Bref rajoutez une goute de colle ou de vernis sur la tige qui dépasse du clip après montage. On remarqueras des protections plastiques (issues de chutes d’une bulle  tucan MPX) pour les derives inferieures qui touchent les premieres lors des atterissages.

 Bons vols et amusez vous avec cette aile EPP.

MD

mise à jour 02/01/2014


Tous droits réservés, textes et photos, duplication interdite sans autorisation écrite de l’auteur. No commercial use or publication (e.g. on éther www or ftp sites, print media) without the written consent from the author.

Rappel de la méthode de Test MD

La part 1 du test porte sur la construction du modèle en suivant scrupuleusement les indications du fabricant. Si je remarque une aberration dans l’assemblage ou un une erreur manifeste, j’effectue les modifs indispensables qui vous sont alors signifiées dans l’article.

La part 2 porte sur les premiers essais en vol, sur l’eau, en salle,  les rigolos diront sous l’eau contre les murs ou sous terre… dans les conditions météo du moment. je publierai un tableau de synthèse point positifs, points négatifs à l’issue des premiers vols et des premières impressions.

La part 3 est rédigée bien plus tard quand le modèle a évolué dans différentes conditions météo, est passé dans plusieurs mains et a volé une dizaine d’heures ou une 50aine de vols. On vous fera remonter notre expérience terrain. J’en profiterai pour vous faire part de toutes les modifications visant à fiabiliser -si besoin était-le modèle.  Cette dernière partie  présentera un tableau de synthèse mis à jour.

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